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On imagine tout de suite l’odeur de la sauce tomate qui mijote, le bruit des pâtes qui tombent dans l’eau bouillante et les rires dans la cuisine. Avec Marguerite, 81 ans, et son petit-fils Jordan, les recettes de la Nonna deviennent bien plus qu’un repas. C’est un moment de partage, d’amour et de souvenirs qui traverse les générations.
Tout commence simplement, dans une cuisine azuréenne. Jordan adore les plats italiens de sa grand-mère. Un jour, il lui lance cette petite phrase qui change tout : « Il y a quelque chose à faire avec tes recettes ».
Ils ouvrent alors un compte sur les réseaux sociaux. Une caméra, une table, une casserole, et surtout la vraie vie. Marguerite cuisine comme elle l’a toujours fait, Jordan filme, goûte, plaisante. La magie opère. Très vite, des dizaines de milliers de personnes les suivent. Aujourd’hui, leur compte rassemble près de 100 000 abonnés, touchés par cette cuisine sincère et cette complicité évidente.
Marguerite a grandi à Bari, dans le sud de l’Italie. Elle apprend à cuisiner auprès de sa mère, avec peu de moyens, mais beaucoup d’ingéniosité. Sa cuisine est économique, généreuse et pleine de bon sens. Rien ne se perd, tout se transforme.
Au fil du temps, elle transmet à Jordan ces recettes de son enfance : pâtes fraîches, sauces tomate maison, plats populaires des années 50, focaccia dorée, panzerotti croustillants, arancini moelleux. Des plats simples, mais qui racontent une histoire à chaque bouchée.
Leur succès ne s’arrête pas aux écrans. Ensemble, ils décident de rassembler leurs plus beaux plats dans un livre, “Les recettes de la Nonna”. Cinquante recettes familiales, choisies une à une, comme on choisit des souvenirs dans une boîte à trésors.
Ce livre n’est pas qu’un recueil de cuisine. C’est un objet de transmission. Une passerelle entre la Bari des années 50, la Côte d’Azur d’aujourd’hui et les cuisines de toutes celles et ceux qui l’ouvriront. Pour Marguerite, c’est une fierté immense. Elle qui n’imaginait pas laisser un jour une telle trace.
Pourquoi leur histoire émeut autant ? Bien sûr, il y a les bons petits plats. Mais ce qui frappe surtout, c’est la relation entre la Nonna et son petit-fils.
Ils se taquinent, se respectent, se regardent avec tendresse. Jordan le dit souvent : ce que l’on voit à l’écran, c’est exactement eux. Pas de jeu, pas de rôle, juste une vraie complicité. Et derrière chaque vidéo, un message discret mais puissant : prendre soin des anciens, écouter leurs histoires, valoriser leur savoir-faire.
Dans de nombreuses familles, la table est le dernier lieu où tout le monde se retrouve. Chez Marguerite et Jordan, cette table s’est ouverte à tout Internet. Mais l’idée reste la même : se parler, se regarder, partager un plat chaud.
Leur cuisine touche toutes les générations. Les plus jeunes découvrent des plats d’Italie souvent oubliés. Les plus âgés y retrouvent les goûts de leur enfance. Et sur la Côte d’Azur, où les racines italiennes sont très présentes, ces recettes résonnent encore plus fort.
Pour que vous puissiez, vous aussi, vivre un petit moment de partage à l’italienne, voici une recette de focaccia maison, inspirée de cette cuisine populaire et familiale. Simple, moelleuse, parfaite pour un apéritif ou un repas du soir autour de la table.
1. Dans un bol, mélangez l’eau tiède, la levure et le sucre. Laissez reposer 5 à 10 minutes, jusqu’à ce que de petites bulles se forment en surface.
2. Dans un grand saladier, versez la farine et le sel. Ajoutez le mélange eau-levure, puis 2 c. à soupe d’huile d’olive. Mélangez avec une cuillère, puis pétrissez à la main environ 8 à 10 minutes, jusqu’à obtenir une pâte souple et légèrement collante.
3. Formez une boule, huilez légèrement le saladier, déposez la pâte dedans et couvrez avec un torchon propre. Laissez lever 1 h à 1 h 30 dans un endroit tiède, jusqu’à ce que la pâte double de volume.
4. Huilez généreusement une plaque de cuisson ou un grand moule rectangulaire. Déposez la pâte dessus, puis étirez-la doucement avec les mains, sans la déchirer, pour qu’elle occupe tout le moule. Couvrez à nouveau et laissez reposer 30 minutes.
5. Préchauffez votre four à 200 °C. Avec vos doigts, appuyez doucement dans la pâte pour former de petites cavités. Arrosez de 3 à 4 c. à soupe d’huile d’olive. Répartissez les tomates cerises coupées en deux et les olives en les enfonçant légèrement. Saupoudrez de fleur de sel et d’origan ou de romarin.
6. Enfournez pour 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que la focaccia soit bien dorée. Laissez tiédir quelques minutes avant de couper. Servez encore légèrement chaude pour profiter de tout son moelleux.
Vous n’avez peut-être pas une grand-mère italienne qui fait des panzerotti. Mais vous avez sûrement un plat, une odeur, un geste qui vous rappelle quelqu’un. C’est cela, au fond, une “recette de la Nonna” : un plat simple, fait avec amour, qui raconte une histoire.
Pourquoi ne pas profiter d’un week-end pour cuisiner avec un parent, un grand-parent, un enfant ? Sortez un vieux cahier de recettes, enregistrez une vidéo, notez les gestes, les petites astuces. Dans quelques années, ce sera peut-être votre tour de transmettre.
Avec “Les recettes de la Nonna”, Marguerite et Jordan prouvent qu’il n’est jamais trop tard pour partager son savoir. Ni trop tôt pour avoir l’idée de le préserver. Leur succès n’est pas seulement une belle histoire des réseaux sociaux. C’est un rappel précieux : nos anciens sont des bibliothèques vivantes.
Une simple sauce tomate, une focaccia maison, quelques rires autour du plan de travail… et vous tenez là un vrai trésor. Alors, la prochaine fois que vous serez en cuisine avec un proche, posez une question, écoutez une anecdote. C’est peut-être le début de votre propre livre de “recettes de la Nonna”.